Qu’il s’agisse de science, d’art, de droit, ou de technologie, tous les progrès dans l’histoire de l’humanité sont nés au sortir de situations chaotiques. L’humanité a toujours surmonté ses démons, au prix de mutations parfois radicales, mais salutaires.
Si c’est de la naïveté, alors Edgar Morin était-il un grand naïf ?

Extraits libres de l’audition de quelques interviews d’Edgar Morin, rassemblés par France-Culture:
https://www.radiofrance.fr/recherche?q=edgar+morin&results=true

  « On vit une période paradoxale : l’humanité ressent plus fort que jamais sa communauté de destin, et en même temps les peuples et les personnes se referment sur leurs identités… »
« Quand un système n’arrive pas à traiter les problèmes de vie ou de mort, soit il se désintègre soit il est capable de créer un méta-système*, de se métamorphoser en un nouveau système plus riche, capable de traiter ces problèmes.
«  Le système planétaire actuel est incapable de traiter les problèmes élémentaires de la famine, de la dégradation écologique, des périls nucléaires, de l’économie régulée, etc.
« L’humanité doit avoir cette capacité métamorphique, laquelle se trouve toujours présente, mais endormie, dans les sociétés comme chez les individus.
« Dans les sociétés, c’est dans les périodes de crise que se réveillent les forces que j’appelle  » génériques « , capables de créer du nouveau et des solutions.
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« Les organes actuels de régulation économiques (FMI,etc.) sont insuffisants : il faudrait une autorité planétaire légitimée pour opérer la régulation de l’économie. »
« L’ONU dans sa forme actuelle, n’est pas à la hauteur : il faudrait qu’elle génère des pouvoirs de décision pour montrer la voie, sachant que la croissance, telle que définie aujourd’hui, n’est plus la solution. »
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« Nous, la Résistance, nous avions entre 20 et 23 ans, et nos chefs avaient entre 28 et 30 ans… C’est la jeunesse qui est le grand acteur de l’Histoire. Et je pense qu’aujourd’hui que, pour sortir le meilleur et éviter le pire, il y a ce moment-là de la vie un sentiment bien profond qui devient tonique… Ce sont les jeunes qui doivent retrouver les forces de la solidarité, qui sont des forces actives et qui permettent de mieux vivre.
« Il n’y a pas de fatalités, il n’y a que des probabilités. Il faut laisser de la place à l’improbable et même à l’impensable, dans les forces créatrices comme dans la prévision des forces destructrices. »
« C’est dans l’action qu’on résout les contradictions conceptuelles.»
« Bien penser, c’est accepter le minimum de complexité. »
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* Dans la langue contemporaine, « méta- » sert souvent à dire « qui va au-delà, qui transcende ou englobe » un domaine (métaphysique, métavers, métalangage).
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Cf. le livre « Des droits qui dérangent ? « , édité sur Amazon, en version digitale et en version papier : https://urlr.me/DHvmnJ