Le philosophe allemand Emmanuel KANT (1724-1804) énonce sa définition de la Raison humaine, dans la préface à la première édition de la Critique de la raison pure :
 » La raison humaine est soumise, dans une partie de ses connaissances, à cette condition singulière qu’elle ne peut éviter certaines questions et qu’elle en est accablée. Elles lui sont suggérées par sa nature même, mais elle ne saurait les résoudre, parce qu’elles dépassent sa portée. » (…) [1]
C’est une sorte de définition, en creux, de la possibilité d’une liberté, comme élément constitutif de la nature humaine…
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Il définissait ainsi définissait ainsi la Dignité humaine :
 » L’homme considéré dans le système de la nature est un être de médiocre importance et il a une valeur vulgaire qu’il partage avec les autres animaux que produit le sol. (…) Mais, considéré comme personne, c’est-à-dire comme sujet d’une raison moralement pratique, l’homme est au-dessus de tout prix ; car à ce point de vue, il ne peut être regardé comme un moyen pour les fins d’autrui, (…) mais comme une fin en soi, c’est-à-dire qu’il possède une dignité – une valeur intérieure absolue – par laquelle il force au respect de sa personne toutes les autres créatures raisonnables, et qui lui permet de se mesurer avec chacune d’elles et de s’estimer sur le pied de l’égalité. (…)
Ce qui a un prix peut être aussi bien remplacé par quelque chose d’autre, à titre équivalent ; au contraire, ce qui est supérieur à tout prix, ce qui par suite n’admet pas d’équivalent, c’est ce qui a une dignité.  » [2]
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Il avait aussi énoncé le principe – devenu très moderne -du respect de la vie animale (1797) :  » Concernant la partie des créatures qui est vivante, bien que dépourvue de raison, un traitement violent et en même temps cruel des animaux est (…) intimement opposé au devoir de l’homme envers lui-même, parce qu’ainsi la sympathie à l’égard de leurs souffrances se trouve émoussée en l’homme et que cela affaiblit et peu à peu anéantit une disposition naturelle très profitable à la moralité dans la relation avec les autres hommes. [3]
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[1]– Emmanuel Kant – Préface de la Critique de la Raison pure – 1797
[2]– Emmanuel Kant, philosophe (ALL) – Doctrine de la vertu (Métaphysique des mœurs – Livre II).
[3]– Emmanuel Kant, philosophe (ALL) : Métaphysique des mœurs
https://fr.wikisource.org/wiki/Doctrine_de_la_vertu_(trad._Barni)/El%C3%A9ments_m%C3%A9taphysiques/Partie_1/Division_1/C
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Cf. le livre « Des droits qui dérangent ? », édité sur Amazon, en version digitale et en version papier :
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