La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) définit un enfant jusqu’à l’âge de 18 ans, qui est celui de sa majorité civile.
Mais il faut définir la notion d’enfant autrement que par l’âge.
On proposera la définition suivante :
L’enfant, dès sa naissance, est un être humain à part entière, et non pas dans la salle d’attente de l’humanité.
Âgé de moins de 18 ans, un enfant est né dans une relation de filiation, biologique, psychologique et de dépendance juridique de ses parents. Cette filiation détermine son identité, ce qui lui octroie automatiquement, par le simple fait d’être né, les droits fondamentaux que cet enfant a en partage avec les autres humains.
Sa dignité est égale à celle de tout être humain, même s’il ne dispose pas, seul, des moyens de la faire respecter.
Selon son âge et sa maturité, il dispose d’une capacité relative de comprendre, de s’exprimer et de se défendre.
Il bénéficie en même temps d’un droit inaliénable ( » personne ne peut l’abolir « )à se développer dans un environnement sain et durable, au sein d’une communauté humaine, culturelle et sociale. Celle-ci lui doit une attention prioritaire, en termes de santé, d’affection, de protection et d’éducation, puisqu’il constitue la pérennité et le progrès de cette communauté
Dans la langue française, il est généralement admis que l’enfance comprend les étapes suivantes : le nouveau-né, le nourrisson, le jeune enfant, l’adolescent et le pré-adulte.
A ceux qui s’étonnent qu’il ait fallu négocier du droit international sur une aussi courte phase transitoire de la vie, on rappellera que tous les âges de la vie sont transitoires…
Il va donc de soi que désormais toute analyse, réflexion, ou proposition relative à un enfant, intégrera implicitement cette modalité de circonstance : selon son âge et sa maturité.
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