« Le 11 août 2026, les députés de l’assemblée parlementaire libanaise ont adopté la loi mettant fin à la peine capitale dans le pays. Après la promulgation du texte par le Président Joseph Aoun, le Liban deviendra le 115e État abolitionniste au monde.»(…)

« En choisissant d’abolir la peine de mort dans un contexte aussi difficile, les autorités libanaises adressent aujourd’hui un message fort : quelques soient les circonstances, la peine capitale ne constitue en rien une réponse. Elle est une impasse qui éloigne de la justice et ne fait qu’entretenir le cycle de la violence et de la souffrance. »
Communiqué de l’ONG « Ensemble contre la peine de mort », organisatrice du 9 ème Congrès mondial contre la peine de mort – Paris Juillet 2026   –  https://www.ecpm.org/2026/08/12

Qui aurait pu croire qu’un pays victime de guerres incessantes, depuis des décennies, et au cœur du Moyen-Orient, abolirait la peine de mort dans son code pénal  de manière démocratique ?

Dès l’ouverture du Congrès mondial, Mr Adel NASSAR, Ministre de la Justice du Liban a annoncé, le 29 juin, le vote imminent de l’abolition par le Parlement libanais.
Extrait de son discours : (…) « Peut-être est-ce précisément parce que mon pays est en proie à la violence depuis si longtemps que cette détermination prend tout son sens(…) Le système judiciaire libanais ne devra plus décider d’ôter la vie. » ( …)

Mentionnons que, depuis une trentaine d’années, le cas du Liban n’est pas isolé. De nombreux pays ayant subi une guerre de l’extérieur, ou vécu une guerre civile, s’y sont résolus :
Le Cambodge a aboli la peine de mort en 1989, la Serbie en 2002, la Bosnie-Herzegovine en 2002, la Croatie en 1990, le Sierra-Leone en 2021, l’Ukraine en 2000, l’Afrique du Sud en 1997, l’Arménie en 2003, la Géorgie en 1997, l’Azerbaïdjan en 1998, le Tchad en 2020, la Corée du Sud en 1997, l’Argentine en 2008, la Bolivie en 2009, etc.

Dans tous ces pays, les faits révèlent avec force un facteur essentiel qui a contribué à cette série d’abolitions. Sur un sujet aussi pénible, il faut dire que participer à un Congrès de ce genre est l’occasion de rencontrer des personnes remarquables de tous pays, qui militent, parfois depuis des décennies, dans l’anonymat le plus total, et souvent au risque de leur vie.
Ces acteurs de la société civile nous réconcilient avec l’humanité.
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