Il faut souffler sur les braises pour réamorcer le chantier de l’intelligence collective, en renouvelant notre perception de l’universalité pour affronter les défis communs et utiliser la force qui s’en dégage.
Ce n’est pas un chantier théorique, ni idéologique, ni politique, ni religieux, mais l’émergence d’une universalité de terrain, à la lumière de ce qui est désormais l’expérience amassée, depuis des décennies, aux quatre coins du monde, lesquels affrontent au même moment des défis de cette ampleur et de cette gravité.
Il faut mettre de nouvelles lunettes, celles d’une démarche expérimentale qui se construirait de manière horizontale, à partir d’expériences et d’échanges concrets établis au contact de la diversité des situations : Il s’agirait en somme de réfléchir à la possibilité d’un universel de terrain, constitué non pas avant l’expérience, mais après elle, ou avec elle, dans des interactions concrètes nouées sur le terrain. (…) Une fois l’expérience faite, un universel peut être trouvé ou inventé.[1]
L’universalité de terrain apporte la preuve qu’il n’y a pas de développement sans émancipation des individus – dont on se demande encore en quoi celle-ci serait une menace pour l’État. Cette démarche de capitalisation internationale de l’expérience acquise et des leçons apprises sur le terrain, deviendrait transmissible grâce aux réseaux internationaux de communication digitale, sur les problèmes globaux de l’humanité.
Il faut rappeler que cette transmission des expériences de terrain est un des objectifs de la création des Agences des Nation Unies (OMS,UNICEF, FAO, UNODC,etc…), dont il faut certainement réformer le fonctionnement, mais dont l’objectif doit être maintenu.
[1]– F.Fruteau de Laclos, in L’universalité en débats – page 137 – L’universalité de terrain – Ed. Le Bord de l’eau
——-
Cf. le livre « Des droits qui dérangent ? « , édité sur Amazon, en version digitale et en version papier : https://urlr.me/DHvmnJ